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[Cyber] Hackagou 2026 : Serge Keller (OPSSI) et Alice Dalgleish (OPT) mobilisent le public autour des enjeux de l'IA et de la cybersécurité

2 octobre 2026 par
[Cyber] Hackagou 2026 : Serge Keller (OPSSI) et Alice Dalgleish (OPT) mobilisent le public autour des enjeux de l'IA et de la cybersécurité
OPSSI, Serge Keller
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Le Hackagou, rendez-vous cyber de la Nouvelle-Calédonie

Organisé par le cluster Open NC, le Hackagou 2026 s'est tenu le 1er octobre, de 10 h à 18 h, au Domaine Nouméa (ex-Méridien). Plus de 90 équipes étaient engagées dans la compétition de cybersécurité, à côté d'un village d'exposants et de onze mini-conférences de 20 minutes ouvertes à tous.

Le fil rouge de cette édition : arnaques en ligne, protection des données personnelles et intelligence artificielle. Un terrain naturel pour OPSSI, qui partage avec l'événement la même ambition : rendre la cybersécurité accessible à tous, du curieux au professionnel.

Trois duels en direct, et c'est la salle qui vote

Le format a misé sur peu de théorie et beaucoup de preuves visibles. Serge Keller a d'abord posé le décor avec deux cas réels. En novembre 2025, Anthropic a révélé GTG-1002, une campagne d'espionnage dans laquelle l'IA a mené 80 à 90 % des opérations, sur une trentaine de cibles. En juin 2025, XBOW, un « pentester » autonome, a pris la tête du classement américain de HackerOne, devant tous les chasseurs de failles humains.

Le constat : ce qui change, ce n'est pas une attaque géniale, c'est l'échelle et la vitesse. Place ensuite aux trois manches, chacune tranchée par un vote à main levée.

Manche

Le duel

Ce qu'il faut retenir

1 · Le message presque parfait

Un faux mail sans faute, personnalisé, qui exige une action « avant 12h30 ». Le public a 10 secondes pour trancher : piège ou vrai message ?

L'IA rend le piège presque parfait. Seule la pause protège : avant de cliquer, on retire le doigt de la souris, ou du téton rouge de son ThinkPad.

2 · La course contre la montre

Un même incident analysé à la main (8 à 12 minutes), puis avec un copilote IA (60 à 90 secondes).

L'IA propose, l'humain vérifie, la preuve décide.

3 · Peut-on manipuler une IA ?

Une instruction cachée dans un document tente de détourner le copilote : c'est la « prompt injection ».

Sans garde-fous, l'avantage va au hacker. Avec, il revient à la défense.

Alice Dalgleish, la voix de la défense

RSSI de l'OPT, Alice Dalgleish a apporté l'expérience de celle qui protège un système d'information au quotidien. Elle a ouvert le débat en faisant lever les mains : qui a utilisé une IA cette semaine ? Qui lui a déjà confié un mail professionnel ou un document client ? Une manière de rappeler que chacun utilise déjà l'IA comme copilote, et que chacun est donc concerné.

Elle a ensuite donné la clé de lecture du duel : impact = intention × capacité de l'IA. L'IA n'est ni gentille ni méchante, c'est un multiplicateur de vitesse, d'échelle et de personnalisation. Et le défenseur dispose du même multiplicateur.

Lors de la troisième manche, elle a détaillé les garde-fous qui font basculer l'avantage du côté de la défense :

  • Séparer les données et les instructions
  • Limiter les droits du copilote
  • Exiger des citations vérifiables
  • Bloquer les actions sensibles
  • Garder un humain dans la boucle

« Une IA qui lit vos mails ne doit pas pouvoir en envoyer sans votre accord », a-t-elle résumé.

Le verdict : ni le hacker, ni l'IA

Le gagnant est le camp qui combine le mieux l'humain, la méthode et la technologie. L'humain apporte le jugement et le contexte, la méthode les processus et les contrôles, l'IA la vitesse et l'échelle. Même les attaquants de GTG-1002 gardaient des humains aux décisions clés, et XBOW faisait relire ses rapports avant envoi. « Une IA rapide sans contrôle, c'est une erreur qui va plus vite », a conclu Alice Dalgleish.

« L'intelligence artificielle est un accélérateur formidable d'innovation, mais elle impose également de nouvelles responsabilités. Plus que jamais, la cybersécurité doit accompagner la transformation numérique des organisations », souligne Serge Keller.

Serge Keller a rappelé au public quatre réflexes à appliquer dès le lendemain :

  1. Ralentir : devant l'urgence, marquer une pause.
  2. Vérifier : remonter à la source par un autre canal.
  3. Limiter : ne donner à l'IA que le strict nécessaire.
  4. Citer : demander les preuves, les sources et les incertitudes.

Et une règle, celle d'OPSSI : aucune décision sensible sans preuve vérifiable et responsabilité humaine.

Cette conférence illustre la volonté partagée par OPSSI et l'OPT-NC de contribuer au développement des compétences locales en matière de cybersécurité et de favoriser le partage d'expériences au sein de l'écosystème numérique calédonien.

OPSSI remercie chaleureusement les organisateurs du Hackagou ainsi qu'Alice Dalgleish pour cette intervention de grande qualité qui a permis d'alimenter les réflexions autour des défis numériques de demain.

À propos d'OPSSI

Société de conseil et d'expertise en systèmes d'information et cybersécurité, OPSSI accompagne les entreprises, collectivités et organismes publics dans leurs projets de transformation numérique, de gouvernance des systèmes d'information, de conformité et de cyber-résilience en Nouvelle-Calédonie et dans le Pacifique.


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OPSSI, Serge Keller 2 octobre 2026
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